Interview « Brazz » : LE GALACTICUT CREW

Depuis quelques années, la joyeuse et volontaire équipe de GALACTICUT a su trouver sa place dans ce qu’on peut appeler « l’univers des musiques électroniques à Lyon ». Après de nombreux arrêts au Ninkasi ou à la Plateforme, la plantureuse Micheline de leurs fameuses soirées BEAT BINDUM pose ses valises pour la première fois au Transbordeur, pour une soirée grand format… XL donc ! Rencontre avec les tenanciers de la brazz, Martin et Seb, pour une visite guidée d’une structure qui a su diversifier ses activités (booking, graphisme, etc.), tout en gardant la tête froide, une exigence dans la qualité des projets et bien sûr… sa bonne humeur légendaire. Rencontre…

Parlez-nous des débuts de Galacticut, vos motivations de départ ?
C’était en 2007 ; l’idée de base c’était surtout de terminer « Resident Evil 4″ en buvant du rouge ! Pour de vrai, l’idée de créer l’asso est venue en jouant à ce jeu, légèrement enivrés… On aimait beaucoup l’électro tous les 2, mais la minimale (qui régnait en maître à l’époque) nous gavait… Du coup, on s’est dit qu’il y avait des choses à faire pour de la musique un peu plus dure, ce que certains ont appelé la « maximale », qui commençait à buzzer avec des artistes comme Boys Noize, Justice, Sebastian…

C’est quoi la marque de fabrique Galacticut ?
On vient tous les deux d’horizons différents, et ce qu’on cherche avant tout c’est de mixer les publics : clubbers, teuffeurs, trentenaires, étudiants, fluokids, BCBG, pauvres, punks, retraités, MILF… ça donne parfois lieu à des rencontres ou des discussions improbables, mais c’est important que les gens se parlent pour de vrai, en dehors de tous ces réseaux sociaux. Un autre monde est possible (imaginez des violons pendant que je parle) ! En tout cas, nous on y croit…

Vous avez organisé pas mal de soirées jusqu’à maintenant, vous avez un meilleur souvenir ?
On organise environ 1 soirée par mois, avec comme fer de lance nos fameuses soirées « Beat Bindum ». Au départ exclusivement électro, on s’est petit à petit diversifié, en coproduisant par exemple des concerts de rock ou des contests de scratch. Comme meilleur souvenir je te dirais DJ Kentaro (notre premier vrai concert au Kao en 2008), Proxy au circuit électro des Nuits Sonores 2009, ou la venue d’Alex Gopher en 2010 à la Plateforme.

Vous avez des artistes locaux dans votre « catalogue », comment s’orientent vos choix ?
Ça a beaucoup évolué depuis les débuts… Maintenant il ne reste plus qu’APHTE PUNK, un duo masqué qui fait bien de le rester, MISO SOUP, artiste signé chez Bee Records, et ALIENHEARTS, un talent à l’état pur dont on entendra parler à plus grande échelle très prochainement… Il y a aussi le « noyau dur » (DJ BrAnO, M.art & K-rAY), qui évoluent un peu plus dans l’ombre et c’est pas plus mal comme ça ! Il n’y a pas vraiment de choix artistique, on fonctionne aux coups de cœur et ce qu’on cherche c’est vraiment à créer des liens avec les artistes pour pouvoir les accompagner. Un peu comme une famille quoi…

C’est quoi le modèle économique d’une asso comme la votre ? Comment vous structurez vos activités ?
Exactement, notre modèle c’est « économique » : n’ayant pas trop de trésorerie on doit vraiment faire attention lors de la réalisation des concerts. Chose de plus en plus dure parce que un artiste qui fait le buzz, qui a un article dans un mag, et bien son cachet prend 2000 €… ça devient impossible de faire de l’émergence ou des têtes d’affiche, c’est triste… On a aussi découvert les joies de l’administration : les déclarations Sacem, les cotisations Ursaff, les dossiers de subventions, la TVA, les bilans comptables… En fait notre modèle économique idéal c’est le Transbo (sans faire de lèche bien sûr) : il nous faudrait un chargé de production, un attaché de presse, une administratrice, des Macbook tous neufs synchronisés avec nos iPhone 5G le tout géré par nos Ipad. Mais en réalité nous ne sommes que deux, Martin et moi, et on fait tout (ou presque)…

Comment envisagez vous l’avenir d’une structure comme la votre, vos besoins à court et long terme ?
Justement, générer suffisamment de trésorerie pour être en mesure d’embaucher tout ce petit monde ! Sans rire, nous n’avons jamais réussi à avoir de visibilité à long terme, chaque concert est une remise en cause de la structure et on se doit de réussir des événements d’ampleur, pour grandir et se développer comme on le voudrait.

Le grand rendez-vous, c’est le samedi 24 septembre au Transbo pour la BEAT BINDUM XL alors ?
Tout à fait ! Déjà scoop : ce sera la 13ème et dernière apparition de la Micheline (suite a un appel du service juridique de Michelin et des menaces de poursuites), après 4 ans de bons et loyaux services… Concernant la soirée en elle-même, le mot d’ordre sera la techno, au sens noble du terme, avec la venue de quelques noms qui comptent en la matière : Arnaud Rebotini, Manu le Malin, John Lord Fonda, T.Raumschmiere, Jackson… Il y aura 2 scènes, de nombreux artistes locaux, une belle scénographie et quelques happenings intéressants (lightgraph et bodypainting). Le tout pour une somme attractive (entre 18 et 22 euros), on espère vous y voir nombreux !

Et pour finir avec les deux lascars, le fameux questionnaire « Souvenir » du Transbo.

Vous vous souvenez du jour où vous avez trouvé le nom de Galacticut ?
Oui, c’était un soir de beuverie, et c’est la meuf d’un pote qui a trouvé le nom suite à un brainstorming interminable… Mais on a failli porter le nom d’une hormone (cf. Kimiokine), on peut donc s’estimer heureux !

Vous vous souvenez du premier disque que vous avez acheté ? Et du dernier ?
Seb : Pour le premier, j’hésite entre « Wind Of Change » de Scorpions et « Dirty Diana » de Mickael Jackson… Le dernier pareil ça fait un bail, mais je dirais bien l’album de Bibio ou alors celui de Major Lazer.
Martin : Un CD deux titres de Faith No More, « Absolute Zero », j’avais 12 ans. Le dernier, c’est un CD de Jazz Manouche pour mon père.

Vous vous souvenez du premier concert ? Et du dernier live qui vous a mis une claque ?
Seb : Mon premier concert c’était Offspring et Orange 9mm à la Halle Tony Garnier. Le dernier live qui m’a mis une claque, au risque de ne pas être très original, c’était Daft Punk à Bercy en 2007. Depuis j’ai vu pas mal de choses sympas, mais rien d’aussi exceptionnel.
Martin : Premier concert, plutôt une teuf dans les bois, je sais plus où mais j’ai dormi dans un tipi. Dernier Live : Moriarty au Nuits de Fourvière.

Vous vous souvenez de votre premier baiser ?
Seb : Je me souviens surtout que c’était à côté d’une table de ping pong… Et que ça ressemblait plus à une soupe de langues qu’à un vrai baiser.
Martin : Oh P#### oui, durant un spectacle en classe de neige, j’avais 5 ans, sur le morceau de Carlos « Big Bisous », en arrivant à « un Bisous sur la Bouche » ! Je crois que la fille est lesbienne maintenant…

Vous vous souvenez de votre premier concert vu au Transbo ?
Seb : Malheureusement non… Mais j’ai beaucoup de très bons souvenirs au Transbo : Daft Punk période « Homework », The Roots, Saint Germain…
Martin : je me souviens jamais de grand chose quand je fais une soirée au Transbo !

Vous vous souvenez de votre dernière cuite ?
Seb : Pas plus tard que la semaine dernière au Gonzo… La vodka Get Perrier ça fait bobo !
Martin : Non, mais je me souviens la dernière fois que j’étais net.

Vous vous souvenez ce qu’il y avait sur la liste de courses de cette semaine ?
Seb : Étant donné que je vis momentanément chez mes parents (et oui la culture ça paye), je ne fais plus les courses en ce moment…
Martin : Salade, tomate, graine de courge, lait et steak de soja, jus d’orange avec pulpe.

Vous vous souvenez des noms des nouveaux artistes notés sur un papier pour creusez le truc ?
Seb : l’album de Sbtrkt, les nouveaux Amon Tobin, Thievery Corporation, Mondkopf, Gus Gus…
Martin : Planningtorock, Château Marmont, Ladytron, Bon Iver.

Vous vous souvenez de la recette de votre plat préféré ?
Seb : les Sushiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis ! Pas si compliqué que ça à faire, mais assez long à préparer quand tu n’as pas le coup de main.
Martin : Des ravioles + des noix de St Jacques + de la crème + un peu de gruyère pour gratiner le bordel + une bonne bouteille de vin (chacun). Tu mets tout dans un plat et Braahhhh tu passes ton dimanche après-midi à ronquer sur le dos ! Le soir par contre léger…la box 20 sushis et un bon film.

Avant de tourner votre dernier teaser, vous vous rappeliez que la drogue c’est pas bien ?
Seb : Tout dépend ce que tu appelles « drogue »…
Martin : Drogue est un Anagramme de Gourde… Bonsoir !

Site web : http://www.galacticut.com/

La BEAT BINDUM XL : http://www.transbordeur.fr/agenda:beat_bindum



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